Bienvenue

L'insolite au Pays des Olonnes en Vendée
Autres rubriques : Publications générales, vidéos insolites et vidéos de pubs insolites,
répertoire Blogs Vendée

 

Derniers Commentaires

S'abonner au flux

  • Flux RSS des articles

Décidément Nicolas Sarkozy est vraiment fâché avec les chiffres. En effet, (par erreur) il a indiqué à propos de la nécessité de réformer l'hôpital, que celui-ci représente 64% des dépenses de Santé (1). Or ce chiffre est complètement erroné puisqu'en réalité il est de 34%, selon les comptes annuels du ministère de la Santé lui-même (DREES - Direction de la Recherche, des Etudes, de l'Evaluation et des Statistiques).

Chiffres de la DREES :
 
Par ailleurs, la part des dépenses pour l'hôpital dans les comptes de la Santé est en constante diminution relative depuis les années 1980 car, contrairement à une idée trop souvent répandue, ce qui croît le plus dans les dépenses de Santé c’est la part de la médecine de ville et du médicament.


Ce type de déclaration du président de la République, ajouté aux nombreux articles qui ont récemment stigmatisé l’hôpital public, pratiquement accusé de tous les maux dont souffre le système de Santé français, n'a pas manqué à juste titre de faire réagir la Fédération Hospitalière de France, la FHF qui fédère les hôpitaux publics.

Pour la FHF,  la démarche engagée depuis plusieurs semaines a un objectif clair, qui est de limiter la progression des budgets hospitaliers publics, ce qui amènerait mécaniquement à des suppressions d’emploi, dans un secteur où le personnel représente plus de 70% des budgets.
Comme pour divers projets de réformes dits absolument nécessaires dans d'autres secteurs d'activité, juste avant et pendant la discussion du projet de loi au Parlement, c'est une véritable campagne de dénigrement de l'hôpital qui a été orchestrée en parallèle du projet de loi Hôpital, patients, santé et territoires

Bien entendu, comme l'indique la FHF, il n'est pas question de nier que des problèmes d’organisation entraînent des décès à l’hôpital, comme en clinique privée d'ailleurs, ce qui n’a curieusement jamais été évoqué dans le même temps. Par contre tromper le public en déformant la notion "d’événement indésirable grave", pour l'assimiler à la notion "d'erreur médicale " sans identifier plus précisément les situations en cause, et dont près de la moitié est due, selon une enquête de 2005, à des causes antérieures au séjour hospitalier, est inacceptable. Il est vrai que cette confusion a sans doute le mérite de mettre en avant l’organisation des services en occultant la question, gênante, des moyens humains accordés aux établissements.

Il est vrai également "qu’il est sans doute plus commode de brocarder une institution qui serait engluée dans des dérives bureaucratiques que de s’interroger sur les raisons qui poussent tant d’Européens à venir se faire soigner en France et nos concitoyens à plébisciter l’hôpital public dans les enquêtes d’opinion comme le service public préféré des Français." et à indiquer tout récemment, en octobre 2008,  à une large majorité, préférer l'hôpital public à la clinique privée

En définitive le diagnostic qui est ainsi fait sur l'hôpital, s'il comporte quelques exactitudes relatives à son organisation et à sa gouvernance, fait surtout l'impasse sur les moyens en terme d'équipements et de personnels médicaux et de soins. Pire, il est entaché d'erreurs manifestes sur ses performances et résultats au sein du système de Santé français
 
Quel traitement pour soigner les maux dont souffre réellement l'Hôpital et au-delà le système de Santé dans son ensemble, peut-on attendre d'un projet de loi basé sur un tel diagnostic.
Certes des améliorations dans l'organisation et la gestion des établissements hospitaliers publics devraient provenir des dispositions du projet de loi Hôpital, patients, santé et territoires
Par contre il est d'évidence que ce même projet prépare des potions amères pour saigner le service public hospitalier sous prétexte de le sauver,  à la manière des médecins de Molière".  





(1)
Discours de Nicolas Sarkozy au centre de soins de Bletterans (Jura), le jeudi 18 septembre 2008.
Le dimanche 4 janvier 2009 le ministre du budget , Eric Woerth, a repris ce même chiffre de 64% lors du Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien en ces termes : "En France, la part des dépenses de santé consacrée à l'hôpital est supérieure à celle du reste de l'OCDE, 64% contre 50% en moyenne".





Par Insolite85 - Publié dans : Publications générales - Communauté : LA VENDEE
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires
Retour à l'accueil

Translate

Google-Translate-English to French Google-Traduction-Français-en-espagnol  Google-Traduction-Français-en-allemand  Google-Traduction-Français-en-italien  Google-Traduction-Français-en-allemand BETA Google-Translate-Chinese (Simplifié) BETA Google-Traduction-Français-en-japonais  Google-Traduction-Français-en-coréen BETA
Traduit par
Obtenir ce Widget

Rechercher sur le blog

Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés