Partager l'article ! Ecologie et Vendée Globe avec Raphaël Dinelli: Pour Raphaël Dinelli, le navigateur écolo, l’essentiel n’a jamais été de gagner ...
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Les Sables d'Olonne |
Pour Raphaël Dinelli, le navigateur écolo, l’essentiel n’a jamais été de gagner le Vendée Globe. Y participer oui, mais dans le cadre d’objectifs précis s’inscrivant dans les missions de sa Fondation Océan Vital dont le mot d’ordre est "Soignons les océans !" et dont "toute démarche doit intégrer et respecter les principes de protection de l’environnement".
Il vient de terminer l’édition 2008/2009 du Vendée Globe en franchissant la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne ce samedi 14 mars à la 10ème place du
classement sur 11 skippers classés (30 participants au départ et 19 abandons). Il s’agissait de son quatrième Vendée Globe.
Avec une vingtaine d'années de navigation et au fur et à mesure de ces tours du monde sur les océans, il a pu constater les réalités des profonds bouleversements climatiques, la fonte des glaces,
les océans poubelles comme le Vortex pacifique.
Passionné de technologie, Raphaël Dinelli a toujours été sensible à la protection de l’environnement.
Dès 1998, il a construit lui-même au Pays des olonnes, à Olonne sur
Mer, une maison bioclimatique dont il est très fier : "Son bilan carbone est
excellent à sa construction et à son fonctionnement. C’est une maison qui consomme très peu d’énergie voire à énergie
positive".
C'est en 2007 qu'il a créé
la Fondation Océan Vital, reconnue d'intérêt général, dont il devient le directeur de recherches. Elle regroupe des entreprises, des industriels, des chercheurs
et des techniciens dans le but de créer des solutions de développement durable par les énergies renouvelables en améliorant des process existants. La Fondation développe également un programme
pédagogique. Elle est notamment soutenue par la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme.
Il a effectué la course du Vendée Globe qu'il vient de terminer avec son bateau
laboratoire Océan Vital, équipé de toutes les technologies développées par la Fondation au cours de ces 4 dernières années. L'objectif était de réduire au maximum
l'utilisation d'énergies fossiles (type gasoil) pour produire l'électricité du bord et alimenter tous les appareils électroniques de navigation ou les télécommunications.
Il s'agissait également de tester la fiabilité et la solidité de ces matériels et équipements technologiques dans les conditions extrêmes du Vendée Globe, amplitudes thermiques
importantes, salinité constante, humidité, chocs violents, mouvements permanents. Lors d'un tour du monde, ils subissent l'équivalent de 20 à 40 ans d'utilisation terrestre.
Les technologies embarquées se doivent de résister à de telles conditions pour s'insérer dans un véritable processus de développement durable dans chacune de leur application terrestre.
Parmi les autres objectifs de Raphaël Dinelli durant ce Vendée Globe figurait également des séries de relevés à réaliser autour de la production, la régulation et le stockage de
l'énergie électrique. Il y a lieu également de mentionner des relevés d'eau et de plancton à effectuer sur tous les océans du monde traversés, afin de collecter des échantillons et des
données sur l'acidité des océans, la densité et la composition du plancton.
Après son arrivée aux Sables d'Olonne, malgré une côte brisée qui le fait souffrir ainsi qu'une tendinite chronique au coude déclarée depuis le début de la course, sur le podium il
est tout à son bonheur d’avoir atteint ses objectifs.
"J’ai un peu le mal de terre. Là, je suis sur la 6ème planète.
La recherche, c’est jamais gagné d’avance.
Je suis parti avec des panneaux solaires ultralégers, épais de seulement six dixième. Tous les jours, matin et soir, je notais les tensions, l’ampérage. Il y a eu des problèmes et je reviens avec
30% de mon parc solaire encore en état de marche.
L’éolienne, elle, a tenu le choc malgré toutes les tempêtes subies. Je n’étais pas sûr du tout qu’elle résiste au départ, mais elle fonctionne toujours et a tenu parfaitement son rôle.
Avant le cap Horn, dans l’anticyclone, cela a été très chaud car il y avait une importante couverture nuageuse qui ne laissait rien passer. Mes batteries sont descendues à moins de 50%. Là,
j’étais le roi de la basse consommation, l’écologie passe aussi par là, à savoir supprimer quand il le faut l’inutile. Mais là, je reviens avec des batteries à nouveau à
100%.
Au sein de la
Fondation, on va continuer à travailler pour que l’on fabrique en France des systèmes qui durent dans le temps, qui ne soient pas trop chers pour qu’ils soient accessibles à tous. C’est notre
objectif".
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Eolienne à axe vertical hélicoïdale Fondation Océan Vital |
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